Une histoire de plus de 175 ans

Notre origine : une histoire de construction et de reconstruction

Plus qu’une association œuvrant dans le champ du handicap, l’institut Camille Miret s’inscrit dans une histoire de mouvements, de rencontres et de réalisations.

Un long
héritage monastique

Il faut remonter jusqu’au début du XIIIe dans l’histoire de Leyme pour découvrir une chapelle d’ermitage transformée en abbaye cistercienne. Le lieu prospère jusqu’à la guerre de Cent ans, en abritant des religieuses prenant en charge l’éducation des jeunes filles de bonne famille. Les guerres de religion de la fin du XVIe siècle voient l’abbaye en partie détruite par le feu puis reconstruite au siècle suivant.

La révolution française marque la fin de la vie monastique à Leyme. L’abbaye et ses possessions sont vendues comme bien nationaux et placés sous la propriété du Maire de l’époque – M. Jalenques – de 1794 à 1835.

Premiers pas de
l'Asile médico-agricole

En 1835, Joseph Xavier Tissot, dit « Frère Hilarion » achète l’ancienne abbaye de Leyme. Après avoir lui-même vécu un épisode d’aliénation mentale suivi d’une hospitalisation, il souhaite dédier sa vie et sa fortune à la fondation de maisons de soins. Une dizaine de maisons verront ainsi le jour dont l’Asile médico-agricole de Leyme. Idéaliste pour certains, original pour d’autres, Tissot est surtout mauvais gestionnaire. Très vite, les dettes s’accumulent et il est contraint de quitter l’établissement (et ses 70 malades) à la fin de l’année 1836. Retour à la case départ pour Leyme qui est repris par son ancien propriétaire.

La reprise est prospère grâce à une réorganisation intelligente qui permet à l’établissement d’accueillir jusqu’à 300 patients en 1853.

La loi du 30 juin 1838 :

Un tournant décisif

Cette loi dite « Loi des aliénés » va faire autorité pendant plus de 150 ans et va radicalement changer le domaine de la psychiatrie. En obligeant chaque département français à se doter d’un établissement « spécialement destiné à recevoir et soigner les aliénés », de profondes mutations vont voir le jour à Leyme.

Mise en conformité et nouvelles constructions donnent un nouveau visage à l’abbaye. L’église, alors placée au centre du bâtiment abritant l’asile, est déplacée sur un terrain communal non loin, l’ancienne église devenant alors la chapelle de l’asile.

L'arrivée de
Camille Miret

Camille Miret

Quand cet ancien ingénieur des Arts et Manufactures arrive à la direction de l’asile en 1877, il lance un grand chantier. Des bâtiments sont transformés alors que de nouvelles unités de soin et le jardin anglais sortent de terre. Avant-gardiste, il fait construire une paneterie, une tour farinière, une lingerie et une buanderie, prenant un vrai pari sur les possibilités en matière de système de chaufferie de l’époque.

Il développe la production agricole du site destinée aux malades et au personnel, grâce à de nouvelles techniques d’irrigation et de drainage des sols.

Camille Miret meurt le 18 Avril 1905 alors qu’il est toujours à la tête de l’établissement. Son frère, Joachim, lui succède et termine les travaux engagés par son cadet pendant les quatre années qui suivent. L’asile médico-agricole de Leyme accueille alors plus de 750 personnes. En 1906, il est rebaptisé « Maison de santé médico-agricole ».

Durant la 2nde guerre mondiale, une arrivée massive de patients venant de la zone occupée monte le nombre de pensionnaires de la maison à plus de 1000. L’autonomie agricole permet à Leyme de survivre correctement, malgré les privations de l’époque. La fin de la guerre, marquée par un changement de direction, est l’occasion de mettre en place une équipe entièrement laïque et de nouveaux services dont celui destiné aux enfants.

Évolution vers l'ICM

1952 marque une date charnière dans les traitements dispensés à la maison de santé. Les thérapies se cantonnaient jusqu’alors à un enfermement de tous types de publics hospitalisés. L’arrivée des médicaments psychotropes et des nouvelles psychothérapies permettent d’envisager des traitements ambulatoires et d’espérer la ré-insertion sociale de certains malades.

Dans le même temps, la Fondation Camille Miret est créée en 1974 jusqu’à devenir en 1992, l’Institut Camille Miret (ICM) que l’on connaît.

L'IME Gényer
à Cahors

L’histoire commence au début des années 1800, avec une femme engagée socialement : Madame Gényer. Veuve très pieuse, elle fonde à Moissac la Congrégation de la Miséricorde en 1806. Son action, penchée vers l’éducation et l’apprentissage de l’autonomie des jeunes orphelines l’amène, en complément de ses centres d’accueil, à ouvrir une école gratuite pour les filles pauvres. L’œuvre de Madame Gényer lui survit et l’activité du centre au bénéfice des jeunes filles pauvres durera plus de 110 ans.

En Juin 1952, la structure prend un tournant considérable avec l’obtention d’un agrément pour l’ouverture d’une classe pour enfants « mentalement déficients ». Dans le même temps, l’internat se développe et de nouvelles classes sont ouvertes jusqu’en 1957.

L’association « Institution Médico-pédagogique et Médico-professionnelle Saint-Joseph » est fondée en 1964, pour aider la Congrégation des Sœurs de la Miséricorde dans la gestion et l’administration de tous les établissements créés autour du soutien aux populations féminines en difficulté psychologique. Dix ans plus tard, le Centre Gényer s’ouvre à la mixité.

Dans les années 90, suite à des difficultés, le Centre Gényer rejoint l’institut Camille Miret. L’IME Gényer et le SESSAD « Le Chemin » sont créés et sont définitivement transférés au bénéfice de l’Institut Camille Miret en 2017.

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