Les profils pris en charge

Les adultes

Un trouble psychique, qui peut être également désigné sous les termes de trouble psychiatrique ou encore de trouble mental, désigne un ensemble d’affections et troubles d’origines très différentes entraînant des difficultés dans la vie d’un individu, des souffrances et des troubles du comportement. Les troubles psychiques touchent toutes les populations, sans distinction de sexe ou d’âge. Ces troubles peuvent être chroniques ou permanents.

La dépression, les addictions et les troubles liés à la consommation de drogues ou d’alcool, l’anxiété et les phobies, les troubles de comportement alimentaires, les troubles schizophréniques, bipolaires ou borderlines sont des exemples de troubles psychiques.

Les troubles psychiatriques touchent 1 adulte sur 4
soit 27% de la population française.

75% des affections psychiatriques débutent avant l’âge de 25 ans.

Il est utile de rappeler que l’Organisation mondiale de la santé (OMS considère que la santé mentale, composante essentielle de la santé est un état de bien-être, une aptitude de l’esprit à fonctionner normalement et répondre de manière appropriée aux stimuli de l’environnement. On parle alors de troubles mentaux lorsque cet état de bien-être est perturbé par des affections psychiatriques. L’individu est alors dans l’incapacité de s’adapter aux situations difficiles voire douloureuses et de maintenir son équilibre psychique.

L’APPARITION DES TROUBLES

Les troubles psychiques peuvent se manifester de nombreuses façons et à des âges différents.

Dans la majorité des cas, c’est à l’adolescence, entre 15 et 20 ans que ces troubles se manifestent, de façon le plus souvent aiguë. Parfois entre 20 et 30 ans, au moment d’entrer dans la vie active, un trouble du comportement apparaît, venant bouleverser la vie de la personne.

L’apparition des troubles peut être progressive. Des changements d’attitude, des propos bizarres, un retrait du
groupe familial, l’éloignement des amis, la perte d’intérêt pour les activités habituelles.
D’abord, on ne comprend pas ou on ne veut pas comprendre – on donne à ces comportements une cause
extérieure : crise d’adolescence, chagrin amoureux, échec scolaire, peur des examens, ou prise de drogues.

Il arrive aussi que le début des troubles soit brutal, (c’est notamment le cas au cours des schizophrénies) et
entraîne un risque réel pour la personne et pour son entourage : extrême agitation, violence, fugues. La « crise »
est le point culminant de la maladie psychique. La crise peut se manifester par une tentative de suicide.

La crise aboutit souvent à une hospitalisation. Cette hospitalisation, même si elle peut être vécue comme un
nouvel « enfermement », peut permettre au malade de franchir une étape vers la stabilisation

Il existe d’autres facteurs d’origine sociétale ou qui entraîne des difficultés sociétales :



L’alcool, la drogue

Un psychiatre à qui l’on demandait « mais pourquoi se drogue-t -il ? » répondait : mais … parce qu’il souffre.

L’abus de drogues ou hypnotiques en tout genre concerne de très nombreuses personnes atteintes de troubles psychiques. Ces consommations ont autant pour but de calmer l’angoisse entraînée par les symptômes psychotiques que d’éprouver un certain plaisir. Elles peuvent entraîner une accoutumance, une dépendance.
Le cannabis consommé de façon importante, diminue de façon notoire l’effet des médicaments.
L’alcool, selon le patient, aggrave son état dépressif ou le rend agressif.
Le spécialiste jugera de la réalité et de la gravité de l’addiction et proposera éventuellement des moyens pour
amener la patient vers une modération de ses consommations.
Il apparaît aussi que la stabilisation de la maladie fait baisser la consommation de substances toxiques.

L’argent

Pour les personnes atteintes de troubles psychiques, la gestion de l’argent est souvent problématique.

Par manque d’anticipation, la très grande majorité de ces personnes est incapable de gérer ses ressources : découvert chronique qui peut atteindre des sommes très importantes, peut-être un interdit bancaire, endettement auprès des amis ou relations…

Si la situation dure, il faudra admettre que la personne concernée n’est pas capable de gérer et qu’elle doit faire éventuellement l’objet d’une protection juridique.

Pour prendre une telle décision, il est préférable de demander conseil auprès des professionnels : services sociaux et/ou juridiques ainsi qu’auprès d’autres opérateurs tels que l’UDAF ou une délégation de l’Unafam dans les régions

Les différents types de troubles

La personnalité Borderline est aussi connue sous le nom d’« état limite » ou « état frontière ». L’appréhension de
cette maladie est complexe car il est difficile de savoir s’il s’agit d’une maladie psychique à part entière ou d’un
trouble de la personnalité. Parfois elle n’est que la première manifestation d’un trouble psychotique.

La personnalité borderline se caractérise par une grande instabilité des relations interpersonnelles, une instabilité
émotionnelle, une mauvaise appréciation de l’image du soi, une impulsivité marquée.

L’impulsivité se manifeste sous toutes ses formes : sexualité, alimentation, addictions. La mauvaise organisation
de la personnalité associée aux symptômes précédents entraîne agressivité, automutilation tentatives de suicide.
L’alternance de périodes pathologiques et de stabilité est rapide et déconcertante pour son environnement. Le
malade n’est pas en rupture avec la réalité comme dans d’autres troubles psychiques mais il est gravement
inadapté à la réalité.

Les troubles commencent souvent à l’adolescence pour continuer à l’âge adulte. Au cours de certains épisodes,
l’intensité des troubles associés à certains symptômes peut évoquer une pathologie psychotique ou un trouble
bipolaire. Il est à ces moments possible de penser que la personne va basculer dans une pathologie bien définie,
mais l’évolution avec des hauts et des bas voire des périodes de normalité fait rejeter cette possibilité.

La quête affective démesurée du « borderline » entraîne des conflits avec l’entourage qui ne sait jamais où il en
est. Il s’agit de la caractéristique principale de ce trouble de la personnalité. L’état limite entre le normal et le
pathologique est épuisant pour le malade et ses proches.
C’est l’association des symptômes décrits qui fait évoquer le diagnostic, mais les symptômes sont parfois
déroutants et changeants. Il faut du temps avant de pouvoir confirmer un diagnostic.
L’évolution de la pathologie dépend beaucoup de la participation du patient aux soins et de l’acceptation de ses
troubles de la personnalité.
Les thérapies sont essentiellement psychothérapiques ou de remédiation cognitive, le traitement est donc
nécessairement long Les neuroleptiques serviront uniquement d’appoint lors des crises aiguës ou en lors de
passage de forte anxiété, d’état dépressif ou d’addiction.
La personnalité borderline s’intègre dans les troubles graves de la personnalité.

Aujourd’hui on parle des schizophrénies plutôt que de la schizophrénie car, selon le caractère et l’environnement
des personnes, les symptômes de la maladie seront très différents.

Ces maladies touchent 1 % de la population dans le monde. Ses symptômes aigus se manifestent le plus
souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Elles font partie des maladies psychiques sévères et durables.
La schizophrénie est un fonctionnement anormal de certains circuits neuronaux du cerveau. Ce n’est pas une
maladie de l’âme, ni un manque de volonté, ni une double personnalité (maladie très rare à laquelle on continue
faussement à associer la schizophrénie). Elle se caractérise par une perte de contact avec la réalité ; cela est dû
à un « défaut de certains circuits neuronaux du cerveau » entraînant  une invalidité. Les symptômes les plus
frappants sont les délires hallucinatoires. Les drogues peuvent être les facteurs déclencheurs de la maladie mais
aussi les émotions fortes, les tensions sociales, les pressions au travail. La schizophrénie cause une perturbation
familiale ainsi qu’une grande souffrance de tous les proches.

La schizophrénie est une affection psychotique d’expression très variée. Les troubles débutent entre 15 et 25 ans
et évoluent jusqu’à la fin de la vie. Les causes exactes de la maladie restent inconnues, cependant l’interaction
entre un terrain génétique et un stress (psychologique ou environnemental) entraînerait une vulnérabilité à la
schizophrénie.

Globalement, la maladie commence par des troubles de l’attention, de concentration, des troubles de mémoire et
des troubles de fonctions exécutives avec difficultés de faire une tâche simple telle que préparer un repas.  Il y a
perte de l’unité psychique : la pensée devient floue, discontinue. Le discours est illogique et difficile à suivre. Le
langage perd sa fonction de communication. Mais les troubles et symptômes sont différents d’un individu à un
autre et peuvent être régroupés de la manière suivante :

Les troubles cognitifs
Troubles de l’organisation de la pensée et de l’attention, Problèmes de concentration, Troubles de la mémoire et
des troubles du fonctionnement exécutif tel que la flexibilité comportementale et la planification de l’action.
Ces troubles sont communs aux différentes formes de schizophrénies et rendent compte de l’incohérence des
comportements et des conduites.

Les symptômes « négatifs »
les symptômes négatifs correspondant à un émoussement affectif, une perte d’expression émotionnelle du visage
et de la voix, l’incapacité à ressentir des émotions positives (anhédonie), un retrait de la vie sociale, et une
réduction du langage et de la communication. Cela se traduit par :

  • L’isolement : la personne se coupe peu à peu des autres
  • La difficulté à communiquer : la personne ne trouve plus ses mots, donne des réponses évasives, cesse
    progressivement d’avoir des relations.
  • La perte du plaisir : la personne abandonne progressivement ses activités, elle ne voit plus personne.
  • L’apathie ou perte d’énergie : la personne néglige son hygiène et son apparence personnelle, elle n’a plus
    d’envie, et délaisse ses centres d’intérêt, elle ne fait plus rien
  • La personne concernée n’a souvent pas conscience de la situation.

Les symptômes positifs (car productifs)
Perturbations des perceptions ou hallucinations.

Les hallucinations sont le plus souvent auditives : la personne entend des voix qui lui suggèrent des actions, ou
l’insultent. Elle est souvent terrorisée par ces voix. Mais elles peuvent en fait se manifester sur l’ensemble du
champ des hallucinations psychosensorielles correspondant à une fausse perception passant par les organes
sensoriels, telles que des hallucinations auditives, visuelles, cénesthésiques, olfactives et gustatives ; des
hallucinations intrapsychiques (sans sensorialité) telles qu’entendre une voix dans sa tête) et des délires
schizophréniques, tels que un sentiment de persécution, une paranoïa

Les idées délirantes sont présentes dans une grande majorité des cas : la personne imagine qu’un passant qui la
regarde est là pour l’espionner, elle croit que son téléphone est sur écoute, elle pense que la télévision lui envoie
des messages, ou que les autres lisent dans ses pensées, elle peut être convaincue d’avoir des pouvoirs
surnaturels.

Langage incohérent et incompréhensible
La personne répète des phrases sans suite, elle peut inventer des mots.

Comportements inhabituels : la personne ne supporte pas la pénombre, le bruit, ou simplement la vie des autres.

Tous ces symptômes ne sont pas permanents ou présents en même temps, et pendant l’évolution de la maladie.
Ils varient selon le niveau de prise de conscience par la personne de leur présence, des thérapies (et de la
continuité du traitement) et enfin en fonction de la qualité de l’accompagnement familial et social qui sont
proposés.
La caractéristique de ces maladies est le déni de la maladie par le patient : le patient affirme et pense
profondément qu’il n’est pas malade. Il affirme souvent que son entourage est malade mais pas lui. Il ne
demande rien. Ce déni rend le traitement difficile.

Causes et identification de la maladie
La présence de gènes de susceptibilité à la maladie chez un grand nombre de patients a été identifiée. La
présence de mutations ponctuelles, rares mais à effet majeur, exposent à un risque plus important. 10% de la
population serait porteuse de gènes prédisposant à la maladie mais uniquement 1% de la population est malade.

Chez de vrais jumeaux, si l’un a la maladie, l’autre a un risque de 30 à 40% de contracter la schizophrénie.

Cependant, la génétique n’explique pas tout. Certaines causes liées à l’environnement de la personne ont une
grande influence :

  • Le développement cérébral pendant la grossesse qui peut être altéré par des facteurs comme
    l’incompatibilité rhésus ou des complications suite à une grippe contractée lors du 2 ème trimestre de la
    grossesse.
  • La consommation de substances psychogènes comme le cannabis est un facteur déclenchant la
    maladie et l’usage régulier avant 18 ans double le risque d’avoir cette maladie
  • Des anomalies anatomiques au niveau du cerveau : augmentation de la taille des ventricules, diminution
    de la matière grise, désorganisation cellulaire dans certaines régions du cerveau telles que le cortex
    préfrontal ou l’hippocampe

La maladie se déclare par une bouffée délirante aiguë (trouble psychotique aigu) avec des troubles de l’humeur
ou un passage à l’acte (suicide). 10 à 15% des patients se suicident durant les premières années de la maladie
ou au cours de la vie. 1/3 des patients sont en rémission durable. La maladie est chronique et évolue en phases
aiguës dès les premières années puis se stabilise avec des symptômes résiduels d’intensité variable.

Les facteurs de bon pronostic sont la stabilité du milieu familial, la conscience de sa propre maladie, un suivi
médical le plus précocement possible. 20 à 30% des patients sont peu répondeurs au traitement. Les patients
dangereux pour la société sont une minorité. Seuls de rares cas donnent lieu à des accès de violence au cours
d’une crise et cette agressivité, la plupart du temps, est contre le malade lui-même.

Traitement de la maladie
La prise en charge dépend du profil de chaque patient. Les traitements et thérapies sont essentiellement
symptomatiques. Ils améliorent néanmoins la vie des patients et peuvent conduire à une rémission durable.
Il existe différents types de traitement :

  • Les antipsychotiques de première génération qui atténuent les symptômes plutôt positifs (hallucinations).
  • Les antipsychotiques de deuxième génération (« atypoique ») atténuent les symptômes positifs, négatifs
    et cognitifs
  • La stimulation magnétique transcranienne : l’application d’un champ magnétique de quelques secondes
    sur une zone définie du cerveau atténuerait le nombre d’hallucinations et les symptômes négatifs.
  • L’électrochoc pour les maladies sévères.
  • La thérapie de réhabilitation cognitive permet, grâce à un entretien individuel avec un professionnel,
    d’améliorer, de guérir ou de contourner certains troubles (attention, mémoire, apprentissage…;)
  • Les thérapies cognitivo-comportementales aident le patient à éviter l’enfermement sur lui-même,
    d’aborder les émotions et de diminuer les substances psychogènes.

(D’après un article de Marie-Joelle Roule, Docteur en pharmacie, et Afsaneh Gaillard, Université de Poitiers,
Membre de la Société des Neurosciences)

LES TROUBLES BIPOLAIRES

Les troubles bipolaires (anciennement appelée maladie maniaco-dépressive ou folie circulaire) sont une maladie
mentale sévère et se caractérisent par une alternance exagérée de périodes dépressives et maniaques chez
l’être humain. Entre ces deux phases, la personne retrouve un état normal (l’euthymie) dans la vie quotidienne.
La maladie bipolaire se manifeste à plusieurs degrés et le suivi est important.  C’est l’une des pathologies les plus
sévères qui conduit à des risques de suicide fréquents.
La phase maniaque se définit comme un épisode d’excitation pathologique : la personne est hyperactive et
euphorique, inhabituellement volubile et fait de multiples projets.Il (elle) peut présenter divers troubles : perdre
toute inhibition ou engager des dépenses inconsidérées
La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : la personne présente des signes de
très grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir.
Le danger principal des troubles bipolaire est le risque de suicide

Les deux phases de la maladie se caractérisent donc ainsi :

PHASE D'EXITATION : MANIAQUE OU HYPOMANIAQUE

 

  • Hyperactivité, désordonnée, grande énergie
  • Irritabilité
  • Euphorie, volubilité
  • Sociabilité excessive
  • Trouble de l’appétit
  • Réduction du besoin de sommeil
  • Difficulté de concentration
  • Augmentation de l’énergie sexuelle
  • Mégalomanie avec surestime de soi et idées de grandeur.

PHASE DE DÉPRESSION (4jours de suite)

 

  • Grande tristesse, idées de suicide
  • Pas de goût au plaisir
  • Fatigue ou perte d’énergie
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de l’appétit
  • Perte de l’estime de soi
  • Ralentissement psychomoteur
  • Difficulté de concentration
  • Sentiment de culpabilité

En France, on estime que le trouble bipolaire est sous-diagnostiqué.
Le diagnostic est souvent long à établir et de nombreux grands dépressifs sont parfois en réalité des bipolaires
qui s’ignorent. De plus, il existe de nombreuses formes du trouble, atténuées au niveau des symptômes, qui
rendent le diagnostic difficile.

Quand le trouble bipolaire apparaît-il ?
Les causes du trouble bipolaire ne sont pas complètements connues mais on sait que le trouble bipolaire est une
pathologie multifactorielle complexe avec des causes multifactorielles. Des facteurs d’ordre génétique,
biologique, psychologique et socio-environnemental sont impliqués.

  • Des facteurs génétiques : Différentes études faites sur la concentration familiale du trouble montrent
    que le risque de développer une maladie bipolaire est 10 fois supérieur à celui de la population générale
    lorsqu’un parent du premier degré est atteint. Des études effectuées sur les jumeaux montrent
    clairement le rôle important que jouent les facteurs génétiques dans la vulnérabilité au trouble bipolaire.
    En effet, Il a été démontré que les jumeaux monozygotes atteints de trouble bipolaire et élevés
    séparément l’un de l’autre ont un taux de concordance élevé pour les troubles bipolaire (65%).
  • Des facteurs biologiques : Plusieurs études montrent des anomalies des médiateurs chimiques au
    niveau du cerveau des patients de la maladie bipolaire. L’ensemble de ces données montre des
    modifications biologiques au niveau du cerveau qui peuvent en partie expliquer les troubles de l’humeur
    chez les patients atteints de troubles bipolaires.

On estime que pour 30 % des patients, l’apparition de leur maladie remonte à l’adolescence, entre 18 et 24
ans. Effectivement, environ 50 à 66 % des adultes atteints du trouble bipolaire indiquent que leurs symptômes ont
commencé avant leurs 19 ans. Les hommes et les femmes sont atteints dans des proportions équivalentes. 60%
des bipolaires sont concernés par la consommation et l’abus de substances notamment l’alcool au cours de leur
vie..
Le diagnostic de la maladie bipolaire se fait tardivement, souvent 8 à 10 ans après le début de la maladie.

44% des adolescents atteints du trouble bipolaire sont à risque de suicide. Ils sont plus susceptibles aux abus de
substances. Un suivi étroit sera donc nécessaire. Devant une tentative de suicide chez un jeune, il est impératif
de chercher un trouble bipolaire.
En général, les troubles bipolaires sont évolutifs et ne se limitent pas à un seul épisode. 90% des patients atteints
de troubles bipolaires peuvent présenter des épisodes maniaques et dépressifs récurrents durant leur vie.

Source : Cherry for Life Science

Traitement de la maladie bipolaire :

La prise en charge de la maladie bipolaire est complexe et la prise en charge dépend du degré de la sévérité des épisodes.

Traitements médicamenteux : Ils sont divers, mais le principal est le traitement par le lithium (un sel qui a la propriété de stabiliser l’humeur) ou les thymorégulateurs pour combattre l’état dépressif. Ces traitements diminuent la fréquence et l’intensité des troubles mais nécessitent une surveillance biologique constante.

Traitement par électrochocs : Un traitement par électrochocs peut aussi être proposé lorsque les médicaments ont échoué, avec un effet régulateur de l’humeur.

Psychothérapie : Une psychothérapie de soutien est très utile. Elle permet de mieux comprendre la maladie et contribue à limiter les rechutes. Le travail thérapeutique se fait lors des phases stables, entre les périodes de crise.

LES TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS  (TOC)

Le Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) est un trouble de l’anxiété. Il se caractérise par des obsessions et des
compulsions.
Les obsessions sont des pensées ou des images qui surgissent à répétition et qui sont difficiles à chasser de
l’esprit. Ces obsessions sont dérangeantes, parfois effroyables ou désagréables. Elles peuvent générer
beaucoup de détresse, de peur, de malaise ou de dégoût.

Pour essayer de réprimer ou de se débarrasser des obsessions, la personne atteinte se sent obligée d’accomplir
des gestes répétitifs, des rituels, appelés compulsions. Les compulsions sont une tentative de contrôler les
obsessions par la pratique de vérifications ou rituels.

Les obsessions et compulsions provoquent détresse et perte de temps considérable. Elles peuvent interférer de
façon significative avec les activités habituelles de la personne, son fonctionnement professionnel (ou scolaire) ou
ses activités ou relations sociales habituelles.

Les rituels compulsifs peuvent occuper plusieurs heures par jour. Malheureusement, les compulsions n’apportent
qu’un soulagement temporaire et le cycle obsession compulsion reprend.

Certaines personnes sont aux prises avec tellement de compulsions qu’elles ne peuvent pas quitter leur domicile,
pour une quelconque activité professionnelle ou de loisir. Elles cachent parfois leurs symptômes et cela les
amène à s’isoler.

Obsessions / Compulsions souvent observées :

  • Peur de la contamination, (par la saleté, les microbes, la maladie ou les excréments/ Se laver, prendre
    plusieurs douches longues, nettoyer sans fin)
  • Peur de faire du mal aux autres à cause d’un manque d’attention (peur de causer un accident de
    voiture ou autre) /Rituels de répétition, vérifier que rien de terrible n’est arrivé)
  • Préoccupation excessive avec l’organisation et la symétrie (Disposer les choses selon un
    agencement précis, ranger les choses ou les plier d’une certaine façon
  • Crainte d’attraper une maladie grave, (comme le cancer ou le SIDA / Prendre toutes mesure pour
    supprimer le contact avec des éléments contaminants)
  • Impulsions, images ou pensées perverses à propos de la sexualité / Besoin de toucher, compter
    mentalement
  • Souci exagéré d’une partie de son corps (peur que son nez soit déformé, que sa peau soit imparfaite
    /Vérifier dans le miroir)
  • Peur d’être responsable d’une catastrophe /Vérifier que les portes sont verrouillées, les appareils
    électriques débranchés
  • Peur du sacrilège, du blasphème ou de la moralité /Prières ritualisées, chiffres ou mots spéciaux
    utilisés pour neutraliser la pensée
  • Peur de jeter un objet dont on pourrait avoir besoin / Ramasser et entreposer des objets ou des
    papiers inutiles

La personne qui souffre de TOC a conscience de l’absurdité de ses pensées et/ou de son comportement, mais,
sans aide, elle ne parvient pas à s’arrêter. Ces idées et ces comportements sont incontrôlables.

L’autisme
Chez l’enfant, l’autisme se manifeste très tôt, avant l’âge de 3 ans. Il se caractérise par une asociabilité, repli de
l’enfant sur lui-même, il ne pose pas de questions, n’échange pas d’idées, a des difficultés d’élocution et des
mouvements inhabituels et répétitifs l’empêchant de se concentrer (agite les mains, claque des doigts, tape les
mains, fait des grimaces…).

En France, il y a environ 430 000 cas dont 25% sont des enfants.

Souvent identifiée comme une maladie infantile, l’autisme est en réalité une maladie qui va poursuivre la
personne concernée pendant toute sa vie même s’il est possible de constater chez certains malades une
atténuation des symptômes avec le temps. C’est à ce jour une pathologie sous-estimée chez l’adulte et peu prise
en charge.

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